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 | Les rues du Vieux Lille |
Histoire des rues du Vieux Lille |
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Rue Basse |
| Autrefois appelée « Basse-Rue » en raison de sa situation encaissée, elle est pendant un temps la « rue des Grimarets » (nom d'un hôpital de l'époque). En 1578, lorsque les Dominicains viennent s'y installer (ils étaient présents à Lille depuis 1224 mais doivent se déplacer pendant la période de rénovation des fortifications), la rue prend leur nom. En 1793, elle change encore deux fois de nom, passant de la rue des Intrépides à la rue de la Fédération. |
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Rue de la Barre |
| En 1701, la ville de Lille régularise cette rue, qui tient son nom du faubourg « de la barre », cité dans les chartes dès le XIIIème siècle. |
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Rue Bartholomé Masurel |
| Le 27 Septembre 1607, Bartholomé Masurel dote la ville d'un mont-de-piété dit municipal par opposition à celui d'Etat qui s'installe ultérieurement rue du Lombard. |
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Rue Baudon |
| Nom d'un industriel lillois. |
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Rue de la Bourse |
| (Dénommée en 1910) Anciennement rue du Marché aux Fromages puis dénommée ainsi en raison de la proximité de la Bourse. Celle-ci, de briques et de pierres blanches, est construite selon les plans de l'architecte Julien Destrée, en 1652-1653. Vingt-quatre maisons à deux étages, sur quatre façades, forment une cour intérieure avec des colonnes doriques, cour à laquelle on peut accéder par quatre grandes portes différentes. |
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Rue Bastion du Meunier |
| La rue porte le nom du rempart, construit par Vauban au XVIIème siècle, à proximité duquel se trouvait un moulin. |
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Rue de la Baignerie |
| Suite à l'agrandissement de 1603, décidé par l'archiduc Albert d'Autriche, une rue nommée de « l'Hostel des Baigneries » est ouverte sur les anciens fossés. Le 24 Avril 1860, il est décidé que cette rue sera prolongée, de la rue de la Halloterie à l'ancien square Jussieu. Le 20 Octobre 1863, ce prolongement est déclaré d'utilité publique et est ouvert l'année suivante. |
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Rue Benvignat |
| La rue des Quinze-Pisse-pot devient en 1793 la rue Malby, avant de prendre le nom de l'architecte originaire de Boulogne-sur-Mer, Charles César Benvignat (1806-1877).
A Lille, il est professeur des écoles académiques, membre et président de la société des sciences, vice-président du musée Wicar qu'il réorganise. Il restaure, sous la IIIème République, le palais Rihour dont on peut toujours admirer la colonne de 12m, d'un poids de 110T, avec à son sommet la « déesse », symbole du courage des artilleurs lillois. Il laisse encore, à la gloire de la ville, un roman bien connu des archéologues, L'Encensoir de Lille. |
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Place aux bleuets |
| Ouverte à proximité de la maison des Orphelins de la Grange dits les « Bleuets » en raison des draps bleus dont étaient vêtus les enfants, la place devient, en 1793, la « place des Droits de l'Homme » avant de reprendre, pour le conserver, son ancien nom.
En 1477, les affres de la guerre laissent orphelins grand nombre d'enfants qui mendient pour survivre. Les garçons sont alors recueillis dans des granges d'où le nom « Orphelinat de la Grange ». En 1499, ils sont relogés dans une ferme puis, en 1562, dans une maison construite grâce aux libéralités de Jean de Lacu, chanoine de Saint-pierre. Cinquante enfants nés à Lille y sont recueillis ainsi que douze orphelins supplémentaires issus des communes de Roubaix, Marcq-en-Baroeul, Wambrechies et Fournes. Les enfants âgés de 7 à 8 ans doivent faire l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et surtout d'un métier pour pouvoir ensuite subvenir à leurs besoins.
En 1752, l'intendant de Séchelles ordonne la fermeture de l'orphelinat pour en faire un hôpital militaire. Ce n'est qu'en 1765 que les « Bleuets » trouvent refuge dans l'orphelinat des Bapaumes, établissements fondés en 1605 par Guillaume Boileux, dit Bapaume. Transformé en collège en 1781 puis en arsenal et caserne en 1793, le bâtiment abrite le collège royal de 1845 à 1852 puis les bureaux de l'intendance militaire jusqu'en 1880 au moins. |
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Rue des Bonnes Rappes |
| L'ouverture de la rue correspond à l'année de démolition du château de Lille, oeuvre de Philippe Le Bel. Le nom de cette rue viendrait de « rappe » qui signifie « navet » ou « rave » en patois local. |
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Rue des Bons Enfants |
| La cour des Bons-Enfants, qui tire son nom de la présence, dans ladite cour, de la « Maison des Bons Enfants » disparaît lors de la construction du Grand Théâtre. La « maison » en question est l'oeuvre d'un bienfaiteur, Jean de Pardieu. Dès 1324, il y accueille les indigents qu'il abrite, nourrit et instruit. L'institution est sur le point de disparaître lorsque, en 1454, l'évêque de Tournai la rétablit avec ses propres deniers. |
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